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“The Infernal Ascent to Delphi”

In Greece, March to Athens on 18 April 2012 at 19:49
March to Athens

Day 163-LXXXIX, from Ιτέα to Δελφοί, 16 km.

Delphi, April 18

Dear people,

It has been raining all night, and yesterday all through the day the scirocco had been blowing, the southeastern wind of which they say it can make you go nuts if you are exposed to it for too long.

As a result of this we found our tents covered with the fine dust of the desert this morning. I took it as a good sign. Today is a great day.

The march and the marchers according to comrade Antonella

 Along the road some of us have come to me repeatedly to ask about our route through the mountains. They wanted to be reassured. But instead of tranquilising their anxiousness, I always did the exact opposite. I told everyone that it was going to be hell.

 Now that we were finally there I called for a route briefing just before we set out. I like to rally the troops whenever there is a good reason for it. As usual I did so in Italian. It went something like this.

Yours truly on the docks of fair Itea. Photo by comrade Ali.

“Dear comrades,

Today we leave the sea. Take a good look at her. On the opposite side, high above us in the clouds, towers the snowy peak of Mount Parnassus.

The ancients narrate that when the waters invaded all the world, it was up there that Deucalion and Pyrrha, the last survivors of man kind, found refuge.

And it was from up there, at the end of global holocaust, that they descended back into the valley to restart the circle of life.

In the shadow of mighty Mount Parnassus there was founded the sacred town of Delphi, the belly button of the world.

Today, we, the March to Athens, will do the terrifying, the infernal, the PAN-DE-MO-NI-AL ascent to Delphi!

Yet however hard it will be, I can assure you that once you get up there you will realise that all your efforts have been worth it. Bon route.

The road to Delphi

The road is more than one today. There’s the national road that most people take, there’s a secondary road, and there is the ancient, three thousand year old trail.

You won’t be surprised that I took the trail.

It’s another of the reasons why I prefer to walk with a bagpack instead of a trolley. The trail can only be trotten on foot.

It could have been truly infernal, because the weather menaced more rain. But the gods were benevolent to us. It became by far the most thrilling leg I ever walked up until today.

The first few chilometres went across the olive groves. The small plain of Itea is completely covered by them. When you start your ascent, you can see them from above. It’s a giant mint green lake, with sporadic cypresses rising up from it.

Comrade Aristocrates

At a certain point of the route you can see two legs into the past, to Itea and Galaxidi, and two legs into the future, to Delphi and Arachova.

Delphi is built high up a steep slope of mountain. Arachova is further up, almost touching the sky. You sense eternity all around. There’s no trash or any other sign of modern times, only the excrements of the goats. You walk slowly to absorb every single impression. You can feel the presence of the satyrs and the nymphs, discretely spying from behind the shrubberies to see who comes to disturb their peace.

But not only mythical figures are present on this trail. The wind brings you the echoes of many an ancient traveller’s footsteps.

Kings and nobles, mortals and heroes have past by this trail throughout the centuries. They arrived from sea at Kirra, and they walked all the way up, to interrogate the famous oracle on all pressing matters of life, great and small.

They saw more or less the same panorama that I’m witnessing today on all sides.

The beetle and the shit

I walk on, winding through the flowering fields, climbing the rocks, holding still in the shadow of a lone tree or a small sanctuary.

Everything in this place is mythical. The only living creature I consciously encounter on the route, except for comrade Aristocrates, is a beetle. As if he were Sisyphus, he is rolling an enormous piece of shit straight up the hill.

Arrival in Delphi

 

Parked in the square

  1. March on to your Ithaca, you fools.

  2. I translate in French this beautiful text ; can I post the translation in the Facebook page Groupe d’organisation pour la marche ?

  3. Et voilà, note du traducteur inclue :
    La montée infernale vers Delphes

    Marche vers Athènes
    Jour 163-LXXXIX, Ιτέα to Δελφοί [d’Itea à Delphoi, Delphes], 16 km.
    Chers lecteurs,
    Il a plu tout la nuit, et hier le sirrocco avait soufflé toute la journée ; on dit de ce vent du sud-est qu’il peut vous rendre fou si vous y êtes exposé trop longtemps.
    Ce matin, nous avons trouvé nos tentes couvertes d’une couche de fine poussière du désert. Je l’ai pris comme un bon signe. Aujourd’hui est une grande journée.
    Au cours de la route, quelques uns d’entre nous sont venus me questionner de façon répétée sur la route à travers la montagne. Ils voulaient être rassurés. Mais au lieu de calmer leurs inquiétudes, j’ai toujours fait l’exact contraire. J’ai dit à chacun que ça allait être l’enfer.
    Maintenant, nous en sommes maintenant à ce que j’ai appelé un briefing sur la route, juste avant que nous partions. J’aime rassembler les troupes s’il y a une bonne raison de le faire. Comme d’habitude, je le fais en italien. J’ai dit quelque chose comme :
    “Chers camarades,
    Aujourd’hui nous quittons la mer. Regardez-là bien. A l’opposé, très au-dessus de nous et touchant les nuages, les sommets enneigés du mont Parnasse.
    Les Anciens disaient que quand les eaux ont recouvert le monde entier, c’est ici que Deucalion et Pyrrha, les derniers survivants de l’humanité, ont trouvé refuge.
    Et c’est à partir d’ici, à la fin de l’holocauste générale, qu’ils sont redescendus dans la vallée pour recommencer le cycle de la vie.
    Et c’est à l’ombre du puissant mont Parnasse qu’a été fondée la ville sacrée de Delphes, le nombril du monde.
    Aujourd’hui, nous, la marche vers Athènes, nous allons accomplir la terrifiante, l’infernale, la PAN-DE-MON-IALE montée vers Delphes !
    Aussi dure que ce soit, je peux vous assurer qu’une fois que vous aurez accomplie cette ascension, vous réaliserez que vos efforts n’ont pas été vains. Bon route*”
    Il y avait plus d’une route pour arriver à Delphes. La route nationale, celle que la plupart prennent, une route secondaire, et la route antique, le chemin vieux de trois mille ans.
    Vous ne serez pas surpris de savoir que j’ai choisie le chemin.
    C’est une des raisons pour lesquelles je préfère marcher avec un sac à dos plutôt qu’avec un caddie : on ne peut suivre un chemin qu’à pied.
    Ca aurait pu être vraiment infernal, car la pluie menaçait. Mais les dieux nous ont été favorables. C’est de loin la grimpette la plus palpitante que je n’ai jamais montée jusqu’à aujourd’hui.
    Les quelques premiers kilomètres traversaient les champs d’oliviers. La petite plaine d’Itea en est recouverte. Quand vous commencez à monter, vous pouvez les voir au loin. C’est un lac géant vert menthe, percé sporadiquement par des cyprès.
    A un certain point de la route, vous pouvez voir deux étapes en arrière, Itea et Galaxidi, et deux les étapes à venir, Delphes et Arachova.
    Delphes est construite sur un flanc escarpé de montagne. Arachova est encore plus haut, presque à toucher le ciel. Vous sentez l’éternité tout autour de vous. Il n’y a aucune ordure ni aucun autre signe des temps modernes, rien que les crottes de chèvres. Vous marchez lentement pour vous imprégner de chaque impression. Vous pouvez sentir la présence des satyrres et des nymphes, qui vous espionnent discrètement de derrière les buissons pour voir qui vient troubler leur paix.
    Mais il n’y a pas que des figures mythiques sur ce chemin. Le vent porte les échos de bien des anciens voyageurs à pied.
    Rois et nobles, mortels et héros sont passés par ce chemin à travers les siècles. Ils arrivaient par la mer à Kirra, et marchaient tout le chemin, pour interroger le fameux oracle sur tous les problèmes de la vie, grands ou petits.
    Ils ont vu plus ou moins le même panorama que celui que je vois aujourd’hui de tous côtés.
    J’avance, franchissant les champs en fleurs, escaladant les rochers, continuant jusqu’à l’ombre d’un arbre solitaire ou d’un petit sanctuaire.
    Tout ici est mythique. La seul créature vivante que j’ai eu conscience de croiser, à part camarade Aristocrates, est un scarabée. Comme Sisyphe, il roulait une énorme boule de merde vers le haut de la colline.

    * NdT : faute de français d’origine😉

  4. added faults were corrected on FB

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