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Rocking on the Mountain Pass

In Greece, March to Athens on 21 April 2012 at 22:18
March to Athens

Day 166-XCII, from Αράχοβα to Καρακόλιθος, 22 km.

Comrade Nicholas in Boiotia

Karakolithos, April 21

Dear people,

On closer inspection the town of Arachova didn’t resemble the gate to the Land of Shadows. It looked more like little Switzerland. In fact, it has the fame of being a jetset ski resort.

View of Arachova

The ascent up there was much easier than we thought. I had spelled complete doom over both legs up the mountains, so as long as it didn’t rain it could only be better than expected.

The vanguard was told that we couldn’t camp here anywhere, because it’s a town of people with money. On top of that, the only real square was occupied for 80% by the lounge chairs of the bars. Two reasons for us to defy authorities and squeeze our camp on the remaining twenty percent of public space.

The police officer on guard came to tell us that we had to go. We ignored him and continued to put up our banners and tents. Finally the man went around to the local bars to inform them that we weren’t dangerous, and that we would leave the day after.

In the original route proposal we would take a day off in Arachova because of the ascent, but upon arrival people decided that it wasn’t necessary. We are fit enough, we will march straight on into the valley and gain a second day of margin.

Vegetation borders and rocky mountains

It was a logical decision. One night would suffice in this hip little mountain town. And we sure made it a good one. We rocked all evening, singing revolutionary songs and jamming in the square. Friends from Preveza and Agrinio had come to meet us, and a small group of locals was attracted by the vibe as well.

So at least yesterday morale was on the rebound. We were on the highest point of our route in Greece, and we marked it appropriately with a beat.

Acampada Arachova

Today we descend into Boiotia, land of cattle, home of glorious Thebes!

It’s a smooth descent. For over twenty kilometres, left and right, there is nothing but high walls of rocky mountains. The most impressive among them is Mount Parnassus, which had appeared to us from its veil of clouds every now and then since Galaxidi.

There is hardly any traffic on the long declining straights, and so once in a while you can see a trolley whizzing by…

 “So long, marcher! See you in the valley!”

At half way I walk along with comrade Rashid when a big Chevrolet pick-up comes by. He stops, he turns around, he pulls up. The young man behind the wheel asks us where we are going.

View of Karakolithos

“All the way to Athens? Wow.” He reaches for his pocket. “Do you want a spliff?”

A spliff is what the Americans call a joint with weed and tobacco.

“Sure. Why not.”

He hands us a prerolled spliff, and drives off. “Have fun!”

Later, much much later, we arrive in Karakolithos. It’s by far the smallest village we visited. It isn’t even a village. There are two taverns and two houses, of which one is abandoned. I’m amazed that this place even has a name, and that it’s indicated on the map.

 The people from one of the taverns don’t want us to light a fire, but since we are out of gas, they let us use their kitchen for cooking.

After dinner I walk around, I go up the slopes to see the sun set behind Mount Parnassus. Then I go to sleep early. I have a strange presentiment that I will be dreaming of cherry pie, and whip cream.

Comrade Mary, reading.

  1. Marche vers Athènes, du camarade Oscar

    Jour 166-XCII (92), d’Αράχοβα to Καρακόλιθος, 22 km

    Karakolithos, 21 avril

    Chers amis

    Après examen attentif, Arachova ne ressemble pas au pont du pays des Fantômes. Ça ressemble plus à la Suisse. En fait, ça a l’allure d’une station de jet-ski.

    L’ascension a été beaucoup plus facile que nous le pensions. J’avais prévu que nous arriverions sur les genoux, mais tant qu’il ne pleut pas ça ne peut être que meilleur que prévu.

    L’avant-garde avait été prévenue que nous ne pourrions pas camper à aucun endroit, parce que c’est une ville où les gens ont de l’argent. De plus, la seule vraie place est occupée à 80 % par les chaises et les tables des bars. Pour nous, deux raisons de défier les autorités et de placer notre camp sur les vingt pour cent restants de l’espace public.

    Un agent de police de garde est venu nous dire que nous devions partir. Nous l’avons ignoré en continuant à monter nos bannières et nos tentes. Finalement, il a fait le tour des bars pour les informer que nous n’étions pas dangereux, et que nous partirions le lendemain.

    Dans la version initiale de l’itinéraire, nous prévoyions un jour de pause à Arachova, à cause de la montée, mais une fois arrivés les marcheurs ont décidé que ce n’était pas nécessaire. Nous sommes bien, nous marcherons au taquet dans la vallée et nous gagnerons un second jour de marge.

    C’était une décision logique. Une nuit suffit dans cette petite ville bourgeoise de montagne. Et nous sommes surs qu’elle sera bonne. Nous avons « rocké » toute la soirée, chantant des chansons révolutionnaires et animant la place. Des amis de Preveza et Agrinio sont venus nous rejoindre, et un petit groupes de locaux est venu, attiré par les bonnes vibrations.

    Hier, le moral rebondissait. Nous étions au point le plus haut de notre route en Grèce, et nous avons marqué le coup avec de la musique.

    Aujourd’hui nous descendons en Boétie, le pays des bœufs (c’est le sens du nom), où se trouve la glorieuse Thèbes !

    C’est une descente en douceur. Sur plus de vingt kilomètres, nous marchons entre deux parois rocheuses. La plus impressionnante est le mont Parnasse, que nous voyons derrière son voile de nuages à chaque instant depuis Galaxidi.

    Il y a beaucoup de circulation dans le défilé en descente, et un trolley nous a salué d’un :
    « Bon courage les marcheurs, on se revoit dans la vallée ! »

    À mi-chemin, je marchais avec le camarade Rachid quand un gros pick-up s’approche de nous. Il stoppe, il tourne, il se gare. Le jeune homme derrière le volant nous demande où nous allons.
    « Toute la route jusqu’à Athènes ? Waouh ! » Il fouille dans sa poche. « Vous voulez un spliff ? »

    Un spliff, c’est ce que les Américains appellent un joint avec de la wide et du tabac.

    « Bien sur. Pourquoi pas. »

    Il nous tend un spliff déjà roulé, et démarre. « Amusez-vous bien ! »

    Plus tard, bien plus tard, nous arrivons à Karakolithos. C’est de loin le plus petit village que nous avons visité. Ce n’est même pas un village. Il y a deux bars et deux maisons, dont une abandonnée. Je suis même émerveillé de voir que le lieu a un nom, et qu’il soit indiqué sur la carte.

    Les gens dans un bar n’ont pas voulu que nous allumions un feu, mais nous ont laissé cuisiner chez eux, car nous n’avions plus de gaz.

    Après dîner, je suis parti en vadrouille, je suis monté sur les hauteurs pour voir le coucher de soleil derrière le mont Parnasse. Puis je suis allé me coucher tôt. J’avais un étrange pressentiment que j’allais rêver de tarte aux cerises et de crème fouettée.
    https://spanishrevolution11.wordpress.com/2012/04/21/rocking-on-the-mountain-pass/

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